File Contribution à l'étude des plantes alimentaires sauvages menacées de la réserve forestière de Yoko

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Upload date 22 Oct 2018
Contributor Olivier Basa
Geographical coverage Ubundu, Tshopo, RD Congo
Keywords Plantes alimentaires sauvages, menacées d'extinction
Release date 22/10/2018
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1 French TFE Victor KATSHUNGA BULAKO.pdf (current) Olivier Basa 22 Oct 2018 6 MB application/pdf

Dans la Réserve Forestière de Yoko, les populations rurales dépendent fortement des ressources végétales ligneuses et non ligneuses pour la satisfaction de leurs besoins quotidiens. Dans un contexte de pression anthropique croissante, l'évaluation de la vulnérabilité des espèces s'avère un impératif majeur pour permettre la préservation et la gestion durable de ces ressources.

Le Changement climatique, la déforestation, l'augmentation exponentielle de la population, l'agriculture itinérante sur brûlis, l'ignorance, la pauvreté, la migration des populations, les méthodes de collecte traditionnelle et exploitation artisanale de ces ressources par les populations locales, laissent de plus en plus place à des méthodes irrationnelles de collecte qui se révèlent être les principales causes de vulnérabilité des plantes dans la réserve Forestière de Yoko.

Pour ce faire, l'objectif du présent travail est de produire la liste floristique des plantes alimentaires sauvages de la réserve forestière de Yoko et d'en déduire celles qui sont menacées en vue de prévoir le mécanisme de leur exploitation durable.

Des enquêtes semi-structurées ont été menées auprès des populations qui vivent aux environs de la réserve de Yoko. Un des groupes ethniques dominants est celui des Kumu. Les études ont été menées sur la base du calcul de l'indice de vulnérabilité (Iv) établi à partir de six paramètres suivants: types d'habitats, types morphologiques, types biologiques, types de diaspores, distribution phytogéographique et usages des espèces.

Au total, 65 espèces ont été citées par les populations locales comme plantes alimentaires. Il ressort que 42% des plantes sont très vulnérables (soit 27), suivies de 34% des espèces vulnérables (soit 22) et 24"% des espèces non vulnérables (soit 15). Une analyse d'équitabilité entre ces habitats a été réalisée pour détecter si les espèces très menacées sont réparties de manière équitable dans les différents habitats. Le choix a été porté sur les espèces très vulnérables parce que ce sont elles qui doivent être protégées prioritairement. Ainsi, les résultats obtenus témoignent la supériorité de la forêt primaire qui est riche en espèces menacées.

Cette étude montre que la combinaison des inventaires de terrain et des enquêtes ethnobotaniques est indispensable comme approche fiable.