Folder Biodiversité

Etat et tendances de la diversité biologique, des dangers qui la menacent et leurs consequences sur le bien être

Potentialités en ressources biologiques

La République Démocratique du Congo est comptée parmi les 16 pays du monde qualifiés de méga biodiversité (taux élevé d’endémisme). Cette situation est liée aussi bien par l’immensité de son territoire (234,5 millions d’hectares) que par la variété des conditions physiques et climatiques influant sur la richesse biologique. Les forêts représentent un biome qui recèle des habitats importants en termes de la diversité biologique. Les estimations récentes accordent aux forêts une superficie de 155,5 millions d’hectares, couvrant près de 67 % de l’étendue nationale.

Ces forêts subissent diverses pressions qui se traduisent par une perte nette de 0.20 % de superficie annuellement. La RD Congo représente environ 10% des forêts mondiales et plus de 47% de celles de l'Afrique.

Importance de la biodiversité

Les produits et les services rendus par la biodiversité contribuent de manière significative au bien être de la population congolaise. Pour ne prendre que le cas de la forêt, la vaste majorité de la population rurale congolaise en dépend pour sa vie quotidienne. Elle puise dans la forêt l’essentiel de leurs protéines, médicaments, énergie, matériaux, et revenus.

L’agriculture itinérante sur brûlis dépend de la forêt pour reconstituer la fertilité des sols.

Les forêts sont aussi essentielles pour l’environnement mondial. Les forêts congolaises séquestrent le carbone et ralentissent le changement climatique dans des proportions d’envergure mondiale.

Tendance de la biodiversité

La plupart des aires protégées de la RD Congo sont situées dans l’Est du pays, notamment dans le nord-est montagneux, théâtre de conflits où la faune paye un lourd tribut. Faute de moyens et du fait d’une insécurité encore persistante, les objectifs de conservation ne sont que rarement atteints. L’évolution régressive de la faune est la règle, comme par exemple la raréfaction des espèces communes comme les hippopotames et les crocodiles dans les cours d’eau, la raréfaction des populations d’éléphants, des grands prédateurs et des gorilles (dans le parc de Virunga) ou la disparition du rhinocéros blanc à la frontière du Soudan.

Les informations sur les effectifs des populations des espèces de faune sont dans la plupart des cas fragmentaires et incomplètes. A titre d’exemple, les inventaires récents des bonobos (Pan paniscus) dans quelques sites ont permis d’estimer une population minimale de 15.000 à 20.000 individus.

Par contre, les informations concernant les évolutions spatio-temporelles des changements du couvert forestier sont présentes grâce au travail réalisé dans le cadre du Programme « Forêts d’Afrique Centrale Evaluées par Télédétection (FACET) qui a permis de quantifier la couverture forestière et la perte du couvert forestier sur les bases de données Landsat entre 2000 et 2010. Trois types de forêts ont été cartographiés :

- une forêt dite « primaire » qui correspond à une couverture de canopée naturelle à plus de 60% ;

- une forêt dite « secondaire » définie comme une forêt en régénération couverte à plus de 60% par la canopée ; et

- des formations boisées qui correspondent à une couverture de la canopée comprise entre 30 et 60%.

Principales menaces sur la biodiversité

Les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité de la RD Congo sont restées les mêmes que celles mentionnées dans le 4ième Rapport sur la mise en oeuvre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) soumis en mars 2009. Il s’agit de :

- la déforestation ;

- la dégradation des habitats ;

- le braconnage ;

- la pêche incontrôlée ; et

- l’introduction des espèces exotiques envahissantes,

Il existe des facteurs qui sont considérés comme déclencheurs des menaces. Il s’agit notamment du manque des connaissances scientifiques sur la biodiversité, une législation inadéquate, des conflits armés et l’insuffisance des évaluations d’impacts environnementaux pour les projets de développement.

Les causes directes de la déforestation et de la dégradation des forêts sont l’expansion de l’agriculture, l’exploitation forestière, l’exploitation des charbons de bois et des bois de chauffe ainsi que l’extension des infrastructures.

Les facteurs fondamentaux indirects suivants ont été identifiés comme contribuant à la déforestation en RD Congo. Il s’agit des facteurs démographiques, des facteurs économiques, de la pauvreté, ainsi que des facteurs politiques et institutionnels.

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