Page de base
Page de base
Publié le
2026 oct. 22Domaines thématiques
Zones protégéesStratégie mondiale pour la conservation des plantesBiodiversité marine et côtièreHaut Uélé
- Le Parc national de la Garamba est une vaste aire protégée du Haut-Uélé, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, à la frontière du Soudan du Sud. Créé en 1938, il protège une remarquable transition entre forêts du bassin du Congo et savanes soudaniennes et figure au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1980. UNESCO World Heritage Centre.
Un paysage particulièrement riche
La Garamba couvre 512 736 hectares et associe savanes herbeuses, savanes boisées, forêts semi-décidues, forêts-galeries, rivières et marais à papyrus. Cette mosaïque constitue l’une des dernières grandes transitions forêt-savane continues d’Afrique centrale, façonnée notamment par le feu, les grands herbivores et les inondations saisonnières. UNESCO World Heritage Centre
Une faune exceptionnelle
Le parc compte plus de 150 espèces de mammifères et au moins 459 espèces d’oiseaux. Il constitue notamment un refuge majeur pour les éléphants de forêt, les buffles, lions, hippopotames, pangolins et surtout les girafes du Kordofan, dont subsiste ici la dernière population de RDC ; des rhinocéros blancs du Sud ont également été réintroduits à partir de 2023.
Conservation et menaces
La Garamba a subi de lourdes pertes dues au braconnage, aux conflits armés et à l'instabilité régionale. Elle reste, en 2026, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en péril ; parallèlement, la baisse du braconnage de l’ivoire et la stabilisation puis la reprise de certaines populations animales témoignent d’une amélioration depuis les années 2010.
Gestion actuelle
Depuis 2005, le parc est cogéré par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et African Parks, partenariat renouvelé pour dix ans en 2025. Les efforts associent protection de la faune, surveillance écologique et lutte anti-braconnage à des programmes de santé, d’agriculture, d’éducation et d’énergie destinés aux communautés vivant autour du complexe de la Garamba.