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Mémoire Maombi.pdfType de fichier
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1,5 MBDate de création
2023 nov. 28Date de mise à jour
2023 nov. 28Publié le
2023 nov. 28Domaines thématiques
Biodiversité des forêtsIdentification des plantes alimentaires spontanées et leur apport dans le revenu des ménages de la population vivant autour de la forêt de Uma (Territoire d’Ubundu en Provinciale Orientale, RDC)
Une étude ethnobotanique a été effectuée autour de la réserve forestière de Uma en territoire d’Ubundu, Province Orientale, en République Démocratique du Congo. Ce travail avait pour objectifs : identifier les plantes alimentaires spontanées (PAS) consommées par les différentes ethnies de la région de Uma, déterminer leur apport dans l’alimentation et dans le revenu des ménages, et évaluer leur importance ethnobotanique pour la communauté de la région.
Pour ce faire, les enquêtes ont été menées en collectivité de Bakumu-Kilinga pour identifier les plantes alimentaires spontanées consommées par les différentes ethnies vivant autour de la forêt de Uma. Elles ont porté sur 120 ménages et ont été renforcées par des enquêtes en focus group. Il ressort des résultats obtenus qu’au total 78 espèces de plantes alimentaires spontanées ont été inventoriées dont 75 identifiées et 3 non identifiées. Les 75 espèces identifiées sont réparties dans 59 genres et 42 familles. Les familles les plus représentées sont les Apocynaceae (5 espèces), les Arecaceae (4), les Fabaceae (4), les Malvaceae (4), les Dioscoreaceae (4) et les Solanaceae (4). Dans les différentes localités, les nombres des PAS connues ont été respectivement 49 à Bangelema, 48 à Babagombe, 47 à Bambakita, 43 à Babagumi, 41 Babondjao, et 32 à Uma.
Cinq espèces inventoriées ont été très connues par plus de 75 % des enquêtés. Il s’agit de Landolphia owariensis, Landolphia foretiana, Anonidium mannii, Landolphia subrepanda et Tetracarpidium conophorum. Celles-ci représentent 7 % des espèces inventoriées lors des enquêtes. Ensuite, 4 espèces ont été connues par 50 à 75 % des enquêtés. Ces espèces sont Landolphia sp, Megaphrynium macrostachyum, Panda oleosa et Dioscorea smilacifolia. En outre, 9 espèces ont été peu connues (13 %). Celles-ci ont été identifiées par 25 à 50 % des enquêtés. Enfin, 50 espèces identifiées par moins de 25 % des enquêtés ont été les moins connues (soit 74 %).
Quant au lieu de provenance, les espèces alimentaires spontanées viennent de 3 habitats qui sont la forêt, les jachères et les champs. Pour ce qui est des parties consommées, les fruits sont les organes les plus consommés (56 %), mais dans l’ensemble, les organes qui rentrent dans la préparation de mets familiaux sont les feuilles. Par ailleurs, l’appartenance à un village ou à une ethnie n’a pas eu d’influence significative sur la connaissance des PAS consommées par les enquêtés dans la région de Uma. Dix-neuf espèces ont été déclarées avoir, en plus, d’autres usages. Ainsi, celles-ci sont utilisées soit en médecine naturelle, en art, ou comme bois-énergie. Par contre, l’argent issu de la commercialisation des PAS contribue à 6,5 % dans le revenu des ménages de la population à Uma et ainsi participe faiblement aux besoins socioéconomiques des paysans.
Auteur: Maombi Mbusa, 2013