Actualités
Actualités
Publié le
2026 févr. 12Réforme de la justice environnementale en RDC, les réactions divergent
Dans un élan prometteur pour la protection de l’environnement, la ministre de l’Environnement, Développement durable et nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a récemment révélé d’initier une réforme significative des cours et tribunaux environnementaux en République Démocratique du Congo (RDC). Cette initiative vise à renforcer la législation environnementale et à garantir une justice plus effective pour les affaires liées aux enjeux environnementaux.
La RDC, riche en biodiversité et ressources naturelles, fait face à de sérieux défis environnementaux, notamment la déforestation, la pollution, les commerces illicites d’animaux et l’exploitation illégale des ressources. La réforme s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale pour promouvoir une gouvernance environnementale responsable et durable.
Selon la ministre, « cette réforme vise à améliorer l’accès à la justice pour les victimes de dégradations environnementales et à établir des mécanismes plus rigoureux pour le traitement des affaires environnementales ».
Perspectives pour encourager l’ambition de développement du pays ?
Cette proposition de réforme a suscité des réactions parmi les ONG environnementales, comme Juristes pour l’Environnement au Congo. Ce cabinet d’avocats verts voit en cette réforme un pas décisif vers une plus grande responsabilisation des acteurs économiques, une protection renforcée des ressources naturelles et une opportunité de remplir les assiettes fiscales de l’État. Les recettes qui n’étaient pas mobilisées en amont au ministère de l’Environnement pourraient l’être à travers des sanctions, des décisions, ainsi de suite.
Il sera tout à fait important de définir une clé de répartition de ces recettes entre les ministères de l’Environnement, de la Justice et des Finances », a déclaré Me Félix Lilakako, avocat vert et directeur de l’ONG Jurec.
D’autres acteurs se sont également mobilisés. Emmanuel Bahati Lukoo, écogarde du Parc national de Kahuzi-Biega, a salué cette proposition de réforme.
En tant qu’acteur direct de l’environnement, je suis convaincu que cette réforme aura un réel impact sur notre travail si elle s’attaque aux défis structurels et systémiques suivants : la spoliation des aires protégées, l’exploitation illégale des ressources naturelles, les arrestations arbitraires, et la corruption persistante dans certains tribunaux , a-t-il ajouté.