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Texte_corrigA_pour_le_Colloque_sur_le_PNKB.pdfType de fichier
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2024 mai 27Date de mise à jour
2024 mai 27Publié le
2024 mai 21Domaines thématiques
Biodiversité des forêtsConservation in situLes pygmées riverains des aires protégées: des peuples soumis aux nouvelles formes d'esclavage: cas du parc national de kahuzi biega en République Démocratique du Congo
Pour faire face aux catastrophes écologiques qui se présagent dans le futur proche, le monde entier est unanime qu’il faille protéger les ressources environnementales pour l’équilibre planétaire. La solution à ces problèmes menaçant l’humanité tout entière est la conservation des forêts dont la substance peut servir de régulateur climatique. Cette proposition est devenue un impératif mondial. Au niveau du continent africain, les efforts sont bien fournis dans ce sens. Pour rendre de plus en plus efficace cette conservation, les aires protégées furent créées un peu partout en Afrique. Les aires protégées présentent un double enjeu : écologique et économique. Ce qui a fait que les acteurs internationaux, nationaux et locaux s’y sont rigoureusement investis. Néanmoins, la création des aires protégées a entraîné des problèmes aussi compliqués que ceux-là qu’elles venaient résoudre. Des populations sont dépossédées de leurs terres, de leur habitat naturel, de leur patrimoine génétique et environnemental et sont condamnés à vivre aux dépens de petites initiatives de développement local. C’est le cas des Batwa forestiers du Rwanda et du Burundi, les Iks au Nord-Est de l’Ouganda, les Maasai du Kenya et de la Tanzanie, les Pygmées de la République Démocratique Congo et d’autres peuples locaux qui vivaient de ressources de ces forêts1 . Cette expropriation sans consultation préalable ni mesures d’accompagnement, s’est soldée par des conflits presqu’insolubles entre riverains et aires protégées (parcs nationaux). L’expulsion cavalière et policière de ces peuples de leurs terres les a plongés dans une dépendance avilissante de telle sorte que leur tissu socio-anthropologique se dégradait de façon récurrente. En RDC, comme ces autochtones sont très traumatisés par la démarche brutale de la création des parcs, depuis l’époque coloniale, et jusque maintenant, leur condition socio-anthropologique, au lieu d’être réhabilitée par les gouvernements d’après l’indépendance, n’a fait que s’aggraver. Autour du PNKB, ces peuples autochtones sont victimes de cruels préjugés et de pratiques discriminatoires.
Quels sont les problèmes socio-anthropologiques que cette expropriation brutale a causés chez les pygmées du PNKB ? Quels aspects indicateurs d’une nouvelle forme d’esclavage qui s’en suivirent ? Notre démarche se propose d’éclairer ces questions que peu de chercheurs ont eu le courage d’affronter avec objectivité.
Auteur: Jean-Claude Kakule Lyamahesana., 2013