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Published on
2026 Oct 22Countries
Democratic Republic of the Congo
Thematic Areas
Protected AreasGlobal Strategy for Plant ConservationMarine and Coastal BiodiversityHaut Katanga
Le Parc national de l’Upemba est une immense aire protégée du sud-est de la République démocratique du Congo, s’étendant à la jonction du Haut-Lomami, du Lualaba et du Haut-Katanga. Créé en 1939, il compte parmi les plus anciens parcs nationaux d’Afrique et protège une remarquable transition entre hauts plateaux, savanes, forêts de miombo, rivières, marais et lacs.
Des paysages façonnés par l’eau
Le parc englobe une partie de la dépression de Kamalondo, vaste système humide traversé par le Lualaba et comprenant plus de 80 lacs interconnectés, notamment les lacs Upemba, Mulenda, Kabamba et Kayumba. À ces zones humides s’ajoutent des hauts plateaux, des forêts-galeries et des savanes, ce qui explique la diversité exceptionnelle des habitats sur un même territoire.
Sites naturels associés
Lac Upemba: Grand lac de la dépression humide qui porte son nom.
Dépression de Kamalondo: Vaste mosaïque de lacs, marais et plaines inondables.
Parc national de Kundelungu: Parc voisin relié à l’Upemba par un corridor écologique.
Une biodiversité particulièrement précieuse
L’Upemba constitue aujourd’hui un refuge majeur pour plusieurs populations animales fragiles : il abrite notamment les zèbres sauvages subsistant en RDC, des éléphants de savane et les derniers buffles du Katanga. Plus de 1 800 espèces y sont répertoriées, avec également des poissons et amphibiens à aire de répartition très restreinte.
Conservation et importance internationale
Après des décennies marquées par le braconnage, les conflits et la forte diminution de certaines populations animales, le parc fait l’objet d'efforts de restauration et de protection associant l’ICCN et Forgotten Parks. La dépression de l’Upemba figure par ailleurs depuis 1997 sur la liste indicative de la RDC pour le patrimoine mondial de l’UNESCO : elle n’est donc pas actuellement inscrite au patrimoine mondial, mais reste identifiée comme candidate potentielle.
Le Parc national des Kundelungu, dans le Haut-Katanga au sud-est de la République démocratique du Congo, protège un vaste ensemble de hauts plateaux, savanes, forêts de miombo, vallées et zones humides. Créé en 1970, il est surtout célèbre pour ses paysages spectaculaires et les chutes de la Lofoï.
Un paysage remarquable
Le parc associe le plateau des Kundelungu, des escarpements, de grandes prairies d'altitude et des forêts de miombo aux milieux aquatiques du bassin de la Lufira. Cette diversité, avec un mélange d'espèces endémiques montagnardes et katangaises, en fait un important foyer de biodiversité du sud-est congolais.
Les chutes de la Lofoï
Le site emblématique est celui des chutes de la Lofoï (Lofoyi), où une rivière quitte brutalement le plateau. Les sources divergent sur la mesure exacte environ 340 à 384 m de hauteur totale, avec une chute directe souvent donnée à 347 m mais elles comptent parmi les cascades les plus impressionnantes d'Afrique centrale; leur débit varie fortement avec les saisons.
Biodiversité et restauration
Les prairies et boisements constituent des habitats favorables à des espèces comme l'antilope sable, le grand koudou, l'impala et le puku, tandis que les lacs et roselières de papyrus abritent poissons et oiseaux, notamment le bec-en-sabot. Une grande partie de la mégafaune historique éléphants, rhinocéros noirs, buffles et zèbres notamment a toutefois fortement décliné ou disparu localement à la suite des conflits et du braconnage.
Une nouvelle phase de conservation
Depuis 2025, l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et African Parks ont engagé une cogestion à long terme du Kundelungu. Le programme prévoit la restauration des écosystèmes et, à terme, des réintroductions ou translocations d'espèces telles que le zèbre et le guépard, tout en intégrant la gestion de l'eau, les communautés locales et le développement d'un tourisme durable.