Document
Document
File Name
TFE Yalanga Mayala_2014.pdfFile Type
PDF DocumentFile Size
15.7 MBCreated Date
2023 Nov 23Updated Date
2023 Nov 23Modélisation de l'implication de l'hydromorphie du sol sur la biodiversité, la distribution des abondances et la structuration spatiale des populations d'arbres dans la forêt de Uma (Ubundu, RD Congo)
Le présent travail est consacré à la modélisation de l'implication de l'hydromorphie du sol sur quelques caractéristiques de la végétation, plus particulièrement sur la diversité, la distribution et la structuration spatiale des populations d'arbres dans la forêt de Uma (Ubundu, RD Congo).
L'objectif principal est de ressortir les différents modèles floristiques et structuraux qui facilitent la compréhension du fonctionnement de forêts tropicales pour leur gestion raisonnable et durable.
La méthode utilisée était celle des placeaux établis sur une superficie de deux hectares dans les différents substrats (sols hydromorphes et leur ferme), en raison de 1 ha par substrat. Chaque placeau était divisé en 4 sous parcelles de 50 m x 50 m dans lesquelles tous les individus à DBH ≥ 10 cm ont té recensés.
Au total, 668 individus ont été inventoriés sur les sols hydromorphes, regroupés en 98 espèces, 71 genres et 38 familles, et 652 individus ont été recensés sur la terre ferme, regroupés en 80 espèces, 61 genres et 29 familles.
Nos résultats sur la diversité spécifique ont montré que les valeurs de diversité sont en moyenne plus élevées sur les sols hydromorphes (Ds = 0,90; Sh = 3,23; Eq = 0,82), comparativement à celles observées sur la terre ferme (Ds = 0,82; Sh = 2,97; Eq = 0,80).
Statistiquement, les densités présentent des différences très significatives entre les parcelles à l'intérieur de chaque habitat (SH:t =13,7817, df = 3, p-value = 0,0008268 ˂ 0,05%; TF:t = 23,4863, df = 3, p-value = 0,0001691 ˂ 0,05%). Totefois,, la significativité étant plus marquée sur les sols hydromorphes que sur la terre ferme nous permet de considérer que l'hydromorphie du sol a une action plus déterminante sur cette caractéristique du peuplement.
Par contre, la comparaison des valeurs de densités entre ces deux biotopes n'ont pas montré de différences significatives (t = 0,2864; df = 4,7; p-value = 0,7865).
Les résultats ont montré qu'il existe une structuration spécifique spatiale marquée par un continum qui s'y définit.
Auteure: B. Yalanga, 2014