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Revue Bibliographique des travaux réalisés à la Faculté des Sciences UNIKIS sur gibiers .pdf
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2023 Nov 11
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2023 Nov 11
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2023 Nov 11
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Revue bibliographique des travaux réalisés à la Faculté des Sciences de l' UNIKIS sur la viande de brousse:Monographie


Dans la région de Kisangani où la viande de brousse est utilisée pour satisfaire les besoins de subsistance de base, de nombreuses familles font également recours à la chasse pour répondre à leur besoin d'argent. Pour les chasseurs, la distinction entre chasse de subsistance et chasse commerciale est souvent floue, étant donné que la viande de brousse contribue à la fois au régime alimentaire et aux revenus. Au sein des communautés rurales, sa consommation apporte aux individus un grand nombre de calories, ainsi que des protéines essentielles et de la graisse. La viande de brousse constitue ainsi les ressources naturelles renouvelables prélevées de manière intensive dans les forêts de la région de Kisangani. Cependant, la définition rationnelle de ces mesures requiert au préalable que soit parfaitement connue la situation réelle du commerce de la viande de brousse. Il est important de comprendre dans quelle mesure les populations rurales dépendent de la viande de brousse sur le plan de son utilisation (espèces commercialisables et 
non commercialisables). Les gibiers les plus commercialisés sont les primates et Artiodactyles. Les carnivores, Pholidotes et autres ordres sont s o u v e n t moins commercialisés.La législation congolaise est loin de refléter les réalités locales en matière de chasse et de commerce de viande de brousse. De par le droit d’usage des communautés locales qui ne permet que la chasse de subsistance, la commercialisation actuelle des gibiers est donc illégale. Pourtant, celle-ci est acceptée de tous pour sa contribution dans l’assiette de l’économie Congolaise. De nombreuses autres dispositions réglementaires semblent incontrôlables, notamment en ce qui concerne la diversité des instruments de chasse. C’est en partie pourquoi, le contrôle de la loi en matière de viande de brousse ne porte que sur trois points : une partie des animaux totalement et partiellement protégés (les grands Mammifères emblématiques du pays); le respect de la période de fermeture, l’achat du permis de chasse. Malgré cela, les infractions sont très courantes; l’importance des prélèvements d’animaux interdits et le non-respect de la période de fermeture par un très grand nombre d’acteurs sont d’ailleurs préoccupants. Ceci s’explique par l’état actuel de l’administration Congolaise qui ne permet pas une réelle application de ces lois. Celle-ci ne possède pas d’une part les moyens et d’autre part la volonté. En effet, les fonctionnaires étant peu ou pas payés, ceux-ci n’ont pas la motivation nécessaire à ce travail. Au contraire, les arrangements financiers qui ont lieu avec les fraudeurs leurs permettent de compenser leur absence ou retard de salaire. A l’instar d’autres territoires forestiers, l’exploitation des ressources fauniques constitue, dans la région de Kisangani, une activité majeure. La commercialisation intensive de la viande de brousse s’y justifie par la conjonction de plusieurs facteurs suivants: L’existence dans les forêts environnant la ville de Kisangani de ces ressources motivée par des habitudes alimentaires, le besoin en protéines animales à combler (la viande de brousse étant la seule à la portée de tous les revenus); Un marché porteur subséquent (ville de plus ou moins un million d’habitants). Les études les plus récentes montrent qu’une importante diversité d’espèces animales est chassée comme gibiers: 44 espèces réparties en 25 Familles et 11 Ordres. Singes ascagnes ou kidekide (Cercopithecus ascanius), Céphalophes à bande dorsale noire ou Koto (Cephalophus dorsalis), Cephalophe bleu ou Mbolokp (Cephalophus monticola ) , Mbengele (Cephalophus nigrifrons ), Potamochères (Potamochoerus porcus ), Pangolin (Manis sp),… sont les espèces les plus exploitées pour la commercialisation. Toutefois , il est aussi signalé la présence des espèces interdites par la loi comme : Okapi (Okapia johnstoni), Buffles (Syncerus sp), Eléphants (Loxodonta africana), Chimpanzé (Pan troglodytes) , Crocodiles (Crocodilus sp), Varan (Varanus sp),.. Le but lucratif de cette activité de chasse a, aujourd’hui, pris largement le dessus sur le but nutritif. Dans ce même ordre d’idée, certaines espèces de Carnivores et Viverridae ne sont presque pas commercialisé et sont considérées comme étant les attributs de chefs et sages mais aussi leur consommation est interdite aux jeunes et aux femmes. Cependant, la sophistication des techniques de chasse allant des armes  automatiques (arme à feu et arme de guerre) aux pièges (nylon et liane) dont l’usage de calibre 12 artisanale ainsi que de piège à nylon et de piège à lianes deviennent plus couramment utilisé dans les différents villages . Ce qui traduit une pression de chasse accrue et cela entraîne une forte diminution des populations animales. La biomasse moyenne des espèces commercialisées varie de 5 Kg à 10 Kg tandis que celles qui ne sont pas commercialisées ne dépassent guère 5 Kg. L’analyse de la filière viande de brousse montre l’implication d’un grand nombre d’acteurs réparties entre les activités de chasse, de transport et de vente. Cette filière apparaît comme parfaitement structurée à partir des fournisseurs de cartouche constitués majoritairement des chasseurs, des distributeurs de la viande de brousse (chasseurs, transporteurs et vendeuses) et enfin les personnes qui assurent diverses fonctions publiques (politiques, administratives, judiciaires, militaires et policiers). 


Auteur: Nyere G., 2014

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