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Publié le
2026 oct. 22Domaines thématiques
Zones protégéesStratégie mondiale pour la conservation des plantesBiodiversité marine et côtièreEquateur
Le Parc national de la Salonga est une immense aire protégée de forêt tropicale située au cœur du bassin du Congo, en République démocratique du Congo. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984, il protège l’un des plus vastes ensembles de forêt dense humide relativement intacte d’Afrique.
Un territoire hors normes
La Salonga couvre environ 33 000 à 36 000 km², selon les limites et superficies de référence utilisées, soit un territoire comparable à celui de la Belgique. Le parc se compose de deux grands blocs, nord et sud, séparés par un corridor d’environ 40–45 km ; son isolement est exceptionnel, une grande partie du territoire n’étant accessible que par les voies d’eau.
Pourquoi la Salonga est exceptionnelle
Le parc constitue notamment un sanctuaire majeur du bonobo, grand singe endémique de la RDC, et abrite aussi une remarquable diversité de primates. Ses forêts, marécages et galeries forestières fournissent en outre des habitats à l’éléphant de forêt, au paon du Congo et à de nombreuses autres espèces, tout en jouant un rôle important dans le stockage du carbone et la régulation du climat.
Conservation
Après avoir figuré sur la Liste du patrimoine mondial en péril de 1999 à 2021, la Salonga en a été retirée à la suite d’améliorations de sa gestion et de la lutte contre le braconnage. La conservation reste néanmoins exigeante : le rapport UNESCO de 2025 signale encore des pièges et du braconnage, tout en documentant la présence de bonobos, d’éléphants de forêt et de léopards ainsi que la poursuite du travail avec les communautés locales.
- Le Jardin Botanique d'Eala est un vaste jardin botanique et domaine naturel situé à l’est de Mbandaka, dans la province de l’Équateur, en République démocratique du Congo. Fondé en 1900 et couvrant environ 371 hectares, il associe collections botaniques, forêt équatoriale, zones marécageuses et savane.
Un patrimoine scientifique ancien
Créé à l’époque de l’État indépendant du Congo, Eala devait inventorier la flore locale et expérimenter l’acclimatation de plantes tropicales présentant un intérêt agricole. Le jardin a notamment servi à multiplier des variétés d’hévéa, de cacaoyer, de théier et de caféier, avant leur diffusion vers d’autres stations expérimentales.
Une mosaïque d’écosystèmes
Le domaine comprend environ 189 hectares de réserve forestière, des marais inondés ou périodiquement inondés, une petite zone de savane et des espaces consacrés aux collections végétales. Les collections historiques comprennent notamment un arboretum, un palmetum, des conifères et des clones d’hévéas ; les chiffres publiés sur le nombre total d'espèces varient selon les sources et les époques.
Un intérêt écologique actuel
Eala n’est pas seulement un patrimoine botanique historique. Une étude récente consacrée à ses tourbières y a recensé, sur les parcelles étudiées, 23 espèces ligneuses et des stocks importants de carbone aérien, soulignant l’intérêt du site pour la conservation de la biodiversité et l’étude du stockage du carbone dans le bassin du Congo.
Le jardin aujourd’hui
Depuis juin 2025, un partenariat de quinze ans entre l’ICCN et l’Université Technologique Bel Campus prévoit la gestion et la relance du site sous l'appellation Jardin Botanique et Zoologique d’Eala (JBZE). Le site officiel indique une ouverture quotidienne et met en avant les visites guidées, le cadre naturel et les paysages de la rivière Ruki ; les horaires détaillés peuvent toutefois varier selon les sources locales.